La Maçonne

Le bulletin "La Maçonne" est ainsi nommé parce qu'Antoine, notre ancêtre, était maître maçon de profession. Or le ciment ou la pâte reliant les pierres entre-elles est appelée "la maçonne". À la suggestion d'Yvan, nous avons voulu que ce soit aussi le lien qui unisse tous les descendants d'Antoine et de Françoise. 

Si vous avez des anecdotes, ou des informations à partager, veuillez entrer en contact avec nous afin de les publier dans votre bulletin La Maçonne.


Voici l'intégrale des anciens numéros de La Maçonne : 
Vol.I #1
, Vol.I #2, Vol.I #3, Vol.II #1, Vol.II #2, Vol.II #3, Vol.II #4,
 

Vol.III#1, Vol.III #2, Vol.III #3, Vol.III #4, Vol.IV #1, Vol.IV #2, Vol.IV #3, Vol.V #1, Vol.V #2 (Vol.VI #1), Vol.VI #2.

Vol.VII #1, Vol.VII #2, Vol.VII #3 et Vol.VIII #1.

merci,
Le comité de rédaction de La Maçonne 

N.B. Le poste de Rédacteur de La Maçonne est présentement à combler
Lorsque le poste sera comblé, La Maçonne sera envoyée (poste ou courriel) aux membres en règle de l'Association.

 

 

Voici un extrait d'un article de Gérald Brassard portant sur les certitudes et les questions qui se posent à propos de nos ancêtres Antoine et Françoise.

Petite histoire d'une grande famille

Antoine et Françoise 

À l'occasion de la création de la nouvelle association de famille des Brassard d'Amérique, il est important de nous poser les questions fondamentales concernant nos origines, concernant ceux qui ont pris ce risque énorme à l'époque de s'expatrier dans une contrée aussi sauvage qu'inconnue, concernant aussi leur vie en France et en Nouvelle France, concernant enfin toute leur descendance établie en terre d'Amérique. 

 

Pour plusieurs d'entre nous, nous avons entrepris ou complété notre généalogie. Ce sont de petits bouts d’histoire, qui n’ont jamais été rassemblés pour en faire un tout cohérent. Nous voulons remédier à cela par la création de l’association, en regroupant tous ceux qui sont intéressés par l’histoire et que l’aventure de Françoise Méry et d’Antoine Brassard intéresse.

 

Ma chronique portera, au fil de la parution de notre journal, sur la recherche et le souci d’authenticité historique, des faits entourant l’histoire des Brassard d’Amérique.

 

L'historien Marcel Trudel note la présence en Nouvelle France d'Antoine Brassard en 1636. On le disait maçon et déjà « bien installé ». Il se marie à Françoise Méry le 14 janvier 1637 devant le père Lallemant, jésuite et curé de la première paroisse d'Amérique Notre-Dame-de-la-Recouvrance et en présence de M. François Derré de Gand, commissaire général pour les Cent-associés et de Nicolas Pivert, fermier de la compagnie au Cap aux Diamants. Celle-ci était arrivée à Québec à l'été de 1636. Le bateau qui amène Françoise à Québec, fait partie de la flotte de quatre navires commandés par Du-Plessis-Bochart accompagnant les fondateurs de Montréal et le nouveau gouverneur de la Nouvelle-France Huault de Montmagny, venu remplacer Champlain, mort en 1635.  

 

On peut présumer qu'Antoine se soit marié à la fin d'un contrat de trois ans, comme c'était la pratique à cette époque, ce qui ferait remonter son arrivée à 1633 ou exactement à l'époque du retour de Champlain suite à la rétrocession de Québec à la France par l'Angleterre par le traité de Saint-Germain en Laye de 1632. Il faut se rappeler que les Frères Kirks, des Huguenots de Dunkerque passés au service du roi d'Angleterre, avaient pris Québec en 1629 et déporté Champlain, présumé huguenot lui-même, vers la Grande Bretagne. 

 

Antoine est donc au coeur d'événements historiques d'importance pour la Nouvelle France, bien qu'il n'en ait été qu'un rouage bien humble. Il aura toutefois asssez entreprenant pour acheter quelques actions de la Compagnie des Cent Associés.

 

Par la suite, l'un de ses fils Jean-Baptiste, sera bedeau à Notre-Dame de Québec. Il a donc préparé les bancs de centaines de couples de nouveaux arrivants, dont la plupart des Filles du Roy qui commencent à arriver en 1668. Il en mariera d'ailleurs une lui-même Jeanne Quélué (Quelvé). Or, une découverte fort importante, que personne ne sait véritablement, cest que cette Jeanne était une Queulevée et non Quélué. Fille du Roy parce qu'orpheline et orpheline parce que son père s'était noyé dans la Seine non loin de Rouen. Voilà qui est fort ! Rectitude sociale (on dit politique ?) oblige !!!

 

Quant à Antoine, troisième du nom (ainsi nommé suite au décès d'un premier frère nommé aussi Antoine), il est ami de Sieur Cavelier-de-La Salle qui l’utilise comme interprète de langue iroquoise.  Il faut se souvenir qu’on aborde alors la grande période des guerres iroquoises. Si le fils parle la langue, c’est qu’il a séjourné parmi eux assez longtemps pour l’apprendre. Une lettre de La Salle à Antoine nous est parvenue que nous publierons sans doute un jour. Cet Antoine ne se mariera jamais. Dès lors, les familles portant le patronyme Brassard, se diviseront en trois branches :

Les descendants de:

Nos ancêtres ont aussi eu une influence importante par leur filles qui ont donné une descendance nombreuse aux patronymes suivants:

Ne se sont pas mariés:

Bien des événements restent encore à éclaircir relativement à l'histoire de nos ancêtres notamment, la vraie origine d'Antoine, dont on n'est pas certain qu'il soit originaire de Normandie, les premiers régistres ayant été détruits lors de l'incendie de Notre-Dame de la Recouvrance le 15 juin 1640. Nous n'avons pas de certitude non plus quant à l'origine de Françoise Méry, bien que l'on situe sa naissance à Tourouvre dans le Perche, patrie de la famille Gagnon et des ancêtres d’Honoré Mercier, ancien premier ministre Québécois. Nous en savons aussi très peu sur la naissance de leurs deux enfants nés à La Rochelle (1639-41) capitale du protestantisme en France, assiégée et prise par le Cardinal Richelieu en 1624 et encore aux prises à des guerres de religion en 1639  et de leur retour à Québec, deux ans plus tard en 1641.

 

Ils auront passé une année complète en mer sur une période de deux ans, ce qui est exceptionnel étant donné les risques rattachés à de tels voyages à l’époque ou il n’était pas rare de perdre de 10 à 15% des voyageurs pendant les trois mois, en moyenne, que duraient ces voyages. Pourquoi ont-ils eu cette ténacité? Pourquoi Françoise tenait-elle tant à accoucher en France et particulièrement à La Rochelle, pour ses deuxième et troisième enfants, alors qu’elle était venue seule, de si jeune âge (15 ou 17ans)? Pourquoi n’amènent-ils pas Alexandre leur premier fils (Dictionnaire de généalogie du Québec Ancien) avec eux et que l’on retrouve plus tard à l’Île d’Orléans? On peut avancer quelques hypothèses comme l’épidémie de petite vérole qui sévit en 1639 à Québec ou de la famille restée en France. Où prennent-ils leur argent pour faire le voyage? Le contrat de trois ans complété par Antoine leur procurait-ils les sommes nécessaires pour partir et pour revenir? Pourquoi Françoise Méry  vient-elle au Canada, bien avant les Filles du Roy, ne sachant manifestement pas écrire et néanmoins capable de s'acheter une propriété appelée Grande-Allée et située sur la rue Saint-Louis, dès son arrivée? L'avenue Grande Allée tirera d’ailleurs son nom du nom de sa résidence plus tard, pourquoi? Antoine étant maçon et devenu maître-maçon en 1647, dont les ateliers sont situés sur la rue Saint-Louis (54 pieds x 234 pieds allant jusqu'à la rue Mont-Carmel), a certainement construit des édifices ou des murs toujours existants, peux-on en retrouver les traces? 

 

Antoine décède en 1669, à Sainte-Foy sa seconde résidence, dans des circonstances assez nébuleuses. Le notaire Becquet sera chargé de régler la succession, qu’il commencera le 10 juillet pour terminer le 10 septembre 1669. Les fils d'Antoine vendront en 1675, la première propriété familiale, concédée à leur père par Montmagny dès 1647 après son élévation au titre de maître maçon, aux Ursulines de Québec. On a localisé ce lopin de terre et nous sommes en contact avec les religieuses, pour obtenir plus d'informations sur les événements entourant leurs liens avec notre famille.

 

L’association souhaite qu'une plaque commémorative vienne souligner ce fait ainsi que la participation à l'histoire religieuse du Québec de notre ancêtre. 

 

Beaucoup de recherches par conséquent, restent encore à faire sur les véritables motivations de la venue de nos ancêtres et leur vie en terre de Nouvelle-France. Une association pourra grandement aider à faire la lumière sur certains de ces événements et  permettre enfin d'écrire la petite histoire de notre grande famille.

Gérald Brassard, 22 décembre 2007

@Charles-Henri@Joseph@Joseph@Joseph@Jean-Baptiste@Charles-Chrisologue@Charles-Marie-le-Bordet@Jean-Baptiste-dit-Bordet@Jean-Baptiste-le-Bedeau@Antoine