Ici, c’est moi qui écris : Étienne Fortin, passionné de généalogie depuis plus de quinze ans, sans aucun diplôme ni titre. Je remonte des arbres dans les registres du Québec ancien — le mien, ceux des familles que je croise — et je vous montre exactement comment, source par source, date par date.
Qui je suis — et ce que je ne suis pas
Je ne suis pas historien de formation. Je n’ai passé aucun examen de « généalogiste certifié », je ne suis membre d’aucun ordre professionnel. Ce que j’ai, c’est du temps passé dans les actes : des soirées sur le PRDH, dans la collection Drouin, sur BAnQ et le Fichier Origine. Mon autorité, si le mot n’est pas trop grand, vient des sources que je cite — pas d’un titre que je n’ai pas.
J’ai commencé, comme beaucoup, par une question restée sans réponse : un aïeul dont personne, chez nous, ne savait plus d’où il venait. J’ai tiré ce fil un soir, puis un autre, et quinze ans plus tard je n’ai pas fini. C’est de là que je vous parle : de l’expérience patiente des registres, pas d’une chaire d’université.
Cette page dit donc, d’entrée, qui tient la plume, pour que vous jugiez ce que vous lisez. En généalogie, la première question honnête n’est pas « avez-vous raison ? » mais « d’où le tenez-vous ? ». J’essaie d’y répondre à chaque fait.
Ce que je fais
Je retrace des filiations, je compare les graphies d’un même patronyme, je démêle les « dit-noms » — ces surnoms accolés au patronyme, souvent d’origine militaire au Canada français. Et je raconte mes erreurs autant que mes trouvailles : un cul-de-sac documenté sert plus qu’une belle lignée jamais vérifiée.
Ce que je ne suis pas
Je ne suis pas la voix de l’Association des familles Brassard d’Amérique, ni de la Fédération des associations de familles du Québec. Je n’en publie pas le journal, je n’en porte pas le blason, je ne parle pas en leur nom. Ce site reconnaît leur travail ; il ne s’y substitue pas.
Pourquoi « brassardamerique » — reconnaître un héritage, pas le prétendre sien
Le nom du site vient d’un cas d’école que j’ai longtemps étudié : la famille Brassard, dont tous les porteurs d’Amérique du Nord descendent d’un seul couple souche, Antoine Brassard et Françoise Méry, mariés le 14 janvier 1637 à Notre-Dame-de-la-Recouvrance, à Québec (sources : NosOrigines ; WikiTree, fiche Brassard-4, consultées en juillet 2026).
Cette famille est vivante et organisée. Le journal La Maçonne de l’Association des Brassard d’Amérique fait état de 79 membres en août 2012 et du dévoilement d’un blason familial la même année (source : La Maçonne, éd. août 2012, Yumpu). Je cite ce repère comme un témoignage de la vitalité des associations de familles souches — et pas comme un lien qui me rattacherait à elles. L’héritage, je le reconnais ; je ne le revendique pas, et rien ici ne doit vous laisser croire le contraire.
Ma règle de travail : séparer le prouvé, le probable, l’inconnu
Une lignée « garantie » n’existe pas. Ce que j’écris se range toujours dans l’une de trois cases, et je vous les montre à l’œil nu sur le cas Brassard.
| Affirmation | Statut | Sur quoi je m’appuie |
|---|---|---|
| Présent en Nouvelle-France dès 1636 | Fait attesté | Marcel Trudel, Catalogue des immigrants ; WikiTree Brassard-4 |
| Mariage avec Françoise Méry le 14 janvier 1637 | Fait attesté | Acte cité par NosOrigines ; WikiTree |
| Né « vers 1609 en Normandie » | Probable | Estimation d’âge recoupée ; le « vers » reste de rigueur |
| Françoise Méry originaire de Tourouvre (Perche) | Probable | Hypothèse récurrente des fiches, jamais close |
| Lieu et date exacts de naissance d’Antoine | Inconnu | Registres de Québec brûlés le 15 juin 1640 |
Ce tri n’est pas un détail de méthode : c’est tout le métier. L’incendie de 1640 a emporté la chapelle, le presbytère et les registres de la première paroisse d’Amérique du Nord (source : genealogieroy.ca). Là où la source a brûlé, je n’invente pas : j’écris « inconnu ». Et je ne vous promettrai jamais une filiation « certaine » jusqu’à Antoine — je peux la documenter acte par acte, et vous dire où la preuve manque.
Honnêteté sur le patrimoine : le nom, le blason, la noblesse
Un point que je répète parce qu’il coûte cher au public : il n’existe pas d’armoiries « d’un nom de famille ». Les armoiries se rattachent à une famille précise, parfois à une seule personne — jamais à un patronyme partagé. Deux familles Brassard sans aucun lien peuvent porter des armes différentes, ou n’en avoir aucune.
Autre idée fausse, tout aussi tenace : porter des armoiries n’a jamais prouvé la noblesse. Des roturiers, des villes, des corporations en portaient ; figurer dans l’Armorial général de France de 1696 relevait d’un recensement fiscal ordonné par Louis XIV, pas d’un titre (source : Conseil français d’héraldique ; heraldiste.org). Le blason dévoilé en 2012 est celui d’une association de famille — un emblème collectif choisi de nos jours, pas la preuve d’une ascendance noble, et surtout pas quelque chose que vous « possédez » du seul fait de porter le nom.
Où je cherche, et à quel prix
Je travaille surtout à partir de quatre fonds. Deux sont gratuits, deux sont payants ; je le dis toujours, parce que le budget fait partie de la méthode. Pour la lignée québécoise, le PRDH-IGD, de l’Université de Montréal, reconstitue les baptêmes, mariages et sépultures catholiques jusqu’en 1861 ; il se paie à la fiche consultée — par exemple 19,99 $ CA les 100 requêtes (source : prdh-igd.com, consulté le 11 juillet 2026). La collection Drouin, elle, est accessible via Généalogie Québec autour de 160 $ CA l’année. À côté, BAnQ et le Fichier Origine restent gratuits et suffisent souvent à démarrer. Certains liens peuvent nous rémunérer sans surcoût pour vous ; cela ne change pas notre avis.
Vous préférez voir la mécanique plutôt que la lire ? J’ai détaillé ma procédure de recoupement dans comment nous vérifions. Pour un patronyme concret traité de bout en bout, voyez l’étude du nom de famille Fortin. Et si vous partez de zéro sur une lignée d’ici, commencez par retracer ses ancêtres au Québec.
Ce que vous pouvez attendre de moi
Des dates, des lieux, des cotes. Des sources nommées à même la phrase, avec leur date de consultation. Et l’aveu, chaque fois qu’il le faut, que je ne sais pas. Je ne vends pas l’émotion d’un « secret de votre nom » : je vous ouvre le registre et je vous laisse lire par-dessus mon épaule.
Questions fréquentes
Êtes-vous généalogiste professionnel ou certifié ?
Non. Aucun diplôme, aucun titre, aucune certification. Je suis un amateur qui documente sa méthode et cite ses sources ; jugez le travail sur les actes cités, pas sur un titre que je n'ai pas.
Ce site est-il lié à l'Association des familles Brassard d'Amérique ?
Non. Je reconnais son travail et je cite son journal La Maçonne — 79 membres en août 2012, blason dévoilé la même année — comme un repère public, mais je ne la représente pas, n'en publie pas le journal et ne parle jamais en son nom.
Porter le nom Brassard prouve-t-il une ascendance noble ou un droit sur le blason ?
Non. Les armoiries se rattachent à une famille précise, pas à un patronyme, et elles n'ont jamais prouvé la noblesse. Porter le nom ne vous donne aucun droit automatique sur le blason dévoilé en 2012 par l'association.
Pouvez-vous garantir ma filiation jusqu'à Antoine Brassard ?
Non. Aucun généalogiste honnête ne garantit une filiation. Je peux la documenter acte par acte et vous dire où la preuve manque — l'incendie des registres de Québec en 1640, par exemple, laisse des trous que personne ne comblera.