Au 11 juillet 2026, l’abonnement à Généalogie Québec — le site édité par l’Institut Généalogique Drouin — coûte 19,95 $/mois ou 160 $/an, soit 13,33 $/mois, pour des recherches illimitées dans environ 100 millions d’archives historiques (source : genealogiequebec.com/fr/abonnement, consulté 11/07/2026). Pour qui remonte une lignée catholique du Québec ancien, c’est, à mon avis, le meilleur rapport pages-consultées/dollar du marché — à condition de savoir ce que vous venez y chercher.
Un mot de transparence avant de commencer : je ne suis pas généalogiste professionnel. Je remonte des arbres — le mien et ceux que je croise dans les registres — depuis une quinzaine d’années, et je vous montre mes comptes, sources à l’appui. Certains liens peuvent nous rémunérer sans surcoût pour vous ; cela ne change pas notre avis.
Ce que vous payez, exactement
Deux formules, une seule base. Le mensuel se règle 19,95 $ (CAD) et se résilie quand vous voulez ; l’annuel demande 160 $ payés d’un coup, ce qui ramène le mois à 13,33 $ (source : genealogiequebec.com/fr/abonnement, consulté 11/07/2026). La bascule est simple : au-delà de huit mois d’usage sur l’année, l’abonnement annuel devient plus économique. En dessous, le mensuel reste souple si vous ne creusez que quelques week-ends.
Le point qui change tout, c’est le mot « illimité ». Vous consultez autant d’actes, de fiches et de pages numérisées que vous le souhaitez sans compteur qui tourne. Cela paraît anodin ; en généalogie québécoise, c’est décisif. Je vais vous montrer pourquoi.
Le nerf de la guerre : illimité contre facturé à la fiche
Les grandes sources québécoises ne facturent pas de la même façon. L’une vend un forfait, l’autre vend chaque regard posé sur une fiche, la troisième ne vend rien du tout. Voici le comparatif, prix vérifiés le 11 juillet 2026.
| Source | Modèle de prix | Ce qu’on y trouve | Recherches |
|---|---|---|---|
| Généalogie Québec (Institut Drouin) | 19,95 $/mois ou 160 $/an (13,33 $/mois) | Collection Drouin (BMS 1621-1968, plus de 15 M d’entrées) et environ 100 M d’archives | Illimitées |
| PRDH-IGD (Université de Montréal) | À la requête : 100 pour 19,99 $ ; 1 000 pour 94,99 $ | Reconstitution de la population du Québec ancien, plus de 3,18 M d’actes jusqu’en 1861 | Facturées à chaque fiche consultée |
| BAnQ (Archives nationales du Québec) | Gratuit | Registres d’état civil numérisés de la Nouvelle-France jusqu’à 1925 | Gratuites, mais sans index nominatif complet |
Sources : genealogiequebec.com/fr/abonnement ; prdh-igd.com/fr/abonnement ; banq.qc.ca — toutes consultées le 11/07/2026. Prix en dollars canadiens, avant taxes ; à revérifier, ils bougent.
La lecture est claire. Le PRDH-IGD est admirable pour la précision — il relie individus, familles et unions dans une reconstitution démographique unique — mais il compte une requête à chaque fiche ouverte : l’acte, l’individu, la famille, l’union. Une soirée d’exploration hésitante peut vite brûler cent requêtes. Généalogie Québec, lui, vous laisse cliquer sans arrière-pensée. Quand on tâtonne, ce confort vaut de l’or. J’ai détaillé cet arbitrage source par source dans notre comparatif PRDH, Drouin et Ancestry.
Ce que l’abonnement débloque vraiment
Le cœur de l’offre, c’est la collection Drouin : les registres de baptêmes, mariages et sépultures — les fameux BMS — microfilmés par l’Institut, couvrant les années 1621 à 1968, soit plus de 15 millions d’entrées d’état civil (source : genealogiequebec.com ; Ancestry, collection 1091). Le périmètre déborde le Québec : Acadie, parties de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et du Nord-Est des États-Unis. Autour, l’abonnement agrège d’autres fonds — recensements, cartes, outils de repérage — pour atteindre ce chiffre d’environ 100 millions d’archives. Si vous voulez savoir concrètement comment naviguer ce fonds, j’ai écrit un guide pas-à-pas pour explorer la collection Drouin.
Le cas des variantes : pourquoi l’illimité compte vraiment
L’orthographe des noms n’était pas fixée avant le XIXe siècle. Un même aïeul apparaît sous plusieurs graphies selon le curé ou le notaire qui tenait la plume. Prenez le patronyme Brassard, la souche que ce site documente : on le croise sous plusieurs formes qu’il faut toutes tester.
| Graphie | Où on la rencontre |
|---|---|
| Brassard | Forme dominante dans les registres du Québec |
| Brossard | Variante fréquente, parfois une famille distincte — à vérifier |
| Brasseur | Graphie proche du métier d’origine supposé |
| Brassar / Brassart | Variantes d’écriture au fil des actes |
Variantes à vérifier au cas par cas dans les registres (PRDH / Drouin) — méthode maison à partir des sources citées. Deux graphies proches ne prouvent pas une même famille.
Sur une base facturée à la fiche, tester cinq graphies sur trois générations vous coûte des dizaines de requêtes. En illimité, vous les passez toutes en revue sans regarder le compteur. C’est là que 13,33 $ par mois rendent leur meilleur service.
Rentable pour qui, superflu pour qui
Soyons honnête sur les cas où l’abonnement ne s’impose pas. Si vous ne cherchez qu’un ou deux actes précis, dont vous connaissez la paroisse et l’année, BAnQ les numérise gratuitement jusqu’à 1925 : commencez par là. Si votre besoin est ponctuel — une vérification, un acte isolé —, un petit forfait PRDH suffira peut-être.
L’abonnement devient rentable dès que vous entrez dans une vraie campagne : remonter une lignée sur six ou huit générations, croiser les variantes, recouper mariages et sépultures d’une même famille souche. Là, les recherches illimitées et la profondeur de la collection Drouin justifient largement la dépense. À noter : cette même collection Drouin est aussi accessible via Ancestry (collection 1091), dans un tout autre modèle d’abonnement — je compare les deux dans mon avis sur Ancestry.
Une mise en garde honnête
Un abonnement ne garantit pas que vous trouverez votre ancêtre. Les registres ont des trous — celui de Notre-Dame-de-la-Recouvrance, première paroisse d’Amérique du Nord, a brûlé le 15 juin 1640, emportant des actes fondateurs (source : genealogieroy.ca). Aucune base, si vaste soit-elle, ne reconstitue ce que le feu a détruit. Distinguez toujours l’hypothèse du fait : une graphie voisine, un prénom qui revient, ce sont des pistes — pas une filiation prouvée tant qu’un acte ne la relie pas.
Autre garde-fou, qui n’a rien à voir avec Généalogie Québec mais que je répète à chaque avis : méfiez-vous des sites qui vendent « les armoiries de votre nom de famille ». Il n’existe pas d’armoiries d’un patronyme. Les armoiries se rattachent à une famille précise, jamais à un nom partagé, et elles n’ont jamais prouvé la noblesse — villes, corporations et roturiers en portaient (source : Conseil français d’héraldique ; heraldiste.org). Deux familles homonymes sans lien peuvent avoir des blasons différents, ou aucun. Généalogie Québec ne vend pas ce mirage ; d’autres sites, oui. Enfin, pour lever tout doute : ce site n’est ni l’Association des familles Brassard d’Amérique, ni la Fédération québécoise des sociétés de généalogie. Je reconnais leur travail, je ne parle pas en leur nom.
Mon verdict
Pour une recherche québécoise sérieuse et suivie, Généalogie Québec offre le meilleur rapport qualité-prix parmi les grandes sources payantes : 13,33 $/mois en formule annuelle pour des recherches illimitées dans la collection Drouin et environ 100 millions d’archives (source : genealogiequebec.com/fr/abonnement, consulté 11/07/2026). Commencez par BAnQ gratuitement, réservez le PRDH aux vérifications de précision, et prenez l’abonnement Drouin le jour où vous passez de la curiosité à la campagne.
Questions fréquentes
Généalogie Québec et l'Institut Drouin, est-ce la même chose ?
Généalogie Québec est le site en ligne édité par l'Institut Généalogique Drouin. C'est par cet abonnement que vous accédez à la collection Drouin (BMS 1621-1968, plus de 15 millions d'entrées), aussi disponible par ailleurs sur Ancestry (collection 1091).
Mensuel ou annuel : lequel choisir ?
Le mensuel coûte 19,95 $ et se résilie librement ; l'annuel revient à 160 $, soit 13,33 $/mois (source : genealogiequebec.com/fr/abonnement, consulté 11/07/2026). L'annuel devient rentable au-delà de huit mois d'usage. Pour quelques week-ends de recherche, le mensuel reste plus souple.
Faut-il aussi payer Ancestry si j'ai Généalogie Québec ?
Pas nécessairement : la collection Drouin est présente sur les deux plateformes. Ancestry ajoute des fonds internationaux et un moteur de correspondances ADN, mais dans un modèle d'abonnement différent. Le choix dépend de l'étendue géographique de votre recherche.
L'abonnement garantit-il de retrouver mon ancêtre ?
Non. Aucune base ne garantit une filiation : des registres ont disparu (celui de Notre-Dame-de-la-Recouvrance a brûlé en 1640) et une graphie voisine reste une hypothèse tant qu'un acte ne la relie pas. L'abonnement multiplie vos chances, il ne les certifie pas.