Au PRDH, vous ne payez pas pour chercher : vous payez pour ouvrir une fiche. Une requête est comptée à chaque fiche consultée — 100 requêtes coûtent 19,99 $ CAD, soit 20 ¢ la fiche —, mais la recherche qui mène à la liste de résultats reste gratuite (source : prdh-igd.com/fr/abonnement, consulté le 11 juillet 2026). Autrement dit, on débute pour moins de vingt dollars, à condition de préparer ses recherches avant de cliquer.
Je ne suis pas un professionnel de la généalogie. Je suis quelqu’un qui a passé quinze ans dans les registres et qui a longtemps hésité, comme vous peut-être, devant la grille tarifaire du PRDH. Voici la méthode que j’aurais aimé qu’on me donne au départ : comprendre la facturation avant de dépenser un sou.
Ce qu’est le PRDH, et ce qu’il contient
Le PRDH-IGD — Programme de recherche en démographie historique — est né en 1966, au Département de démographie de l’Université de Montréal. Sa vocation : reconstituer la population du Québec ancien, acte par acte. La base compte aujourd’hui plus de 3 180 000 actes — tous les baptêmes, mariages et sépultures des registres catholiques du Québec jusqu’en 1861 —, complétés par les recensements de 1852 et de 1881 (source : prdh-igd.com, consulté le 11 juillet 2026).
Cette exhaustivité fait sa force. Là où une base collaborative agrège des arbres saisis par des bénévoles — parfois erronés —, le PRDH part des actes eux-mêmes et relie les individus entre eux. Un même aïeul y porte une seule fiche, rattachée à ses parents, à ses unions et à ses enfants. Pour une filiation québécoise d’Ancien Régime, c’est l’outil de référence.
La facturation par requêtes, expliquée simplement
C’est le point qui décourage les débutants, et pourtant il devient limpide une fois posé. Une requête — le PRDH parle parfois de « hit » — est décomptée à chaque fiche que vous consultez : une fiche d’acte, une fiche d’individu, une fiche de famille, une fiche d’union. La recherche qui mène à la liste de résultats, elle, ne coûte rien. Vous pouvez interroger la base, affiner par patronyme, par paroisse, par date, et lire la liste des correspondances sans dépenser une seule requête (source : prdh-igd.com/fr/abonnement, consulté le 11 juillet 2026).
La requête n’est prélevée qu’au moment où vous ouvrez une fiche pour en lire le détail. Toute la logique d’économie tient là : on cherche gratuitement, on réfléchit, puis on ouvre seulement les fiches utiles.
Les paliers de prix (avant taxes, en dollars canadiens)
| Forfait | Prix | Coût par fiche | À qui il convient |
|---|---|---|---|
| 100 requêtes | 19,99 $ | 20 ¢ | Débuter, remonter une lignée directe |
| 500 requêtes | 59,99 $ | 12 ¢ | Explorer plusieurs branches |
| 1 000 requêtes | 94,99 $ | 9,5 ¢ | Recherche soutenue sur des mois |
| 3 000 requêtes | 254,99 $ | 8,5 ¢ | Projet de longue haleine |
Source : prdh-igd.com/fr/abonnement, consulté le 11 juillet 2026 (prix susceptibles d’évoluer).
Plus vous achetez de requêtes d’un bloc, moins la fiche revient cher — de 20 ¢ à moins de 9 ¢. Mais pour débuter, le forfait de 100 requêtes suffit largement à remonter une lignée directe sur plusieurs générations. Contrairement à un abonnement mensuel, on achète ici un bloc de requêtes, pas un accès au temps. Certains liens peuvent nous rémunérer sans surcoût pour vous ; cela ne change pas notre avis.
Défricher ailleurs — gratuitement — avant de dépenser
La meilleure façon de ne pas gaspiller ses requêtes, c’est d’arriver au PRDH en sachant déjà ce que l’on cherche. Deux sources gratuites servent d’échauffement. Le Fichier Origine, base de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie, recense plus de 6 670 pionniers français établis au Québec, en accès libre et gratuit (source : fichierorigine.com, consulté le 11 juillet 2026). C’est l’endroit où identifier votre ancêtre émigré avant de payer quoi que ce soit.
Ensuite, BAnQ — Bibliothèque et Archives nationales du Québec — offre la consultation et le téléchargement gratuits des registres de l’état civil numérisés, de la Nouvelle-France jusqu’à 1925 (source : banq.qc.ca, consulté le 11 juillet 2026). Vous pouvez y lire les actes récents à l’œil, et réserver le PRDH aux maillons anciens qu’il est seul à relier proprement.
Où défricher, où payer la précision
| Étape | Où | Coût | Ce qu’on y fait |
|---|---|---|---|
| 1. Repérer le pionnier | Fichier Origine | Gratuit | Identifier l’ancêtre émigré de France |
| 2. Lire les actes récents | BAnQ | Gratuit (jusqu’à 1925) | Remonter le XIXe siècle |
| 3. Relier la filiation ancienne | PRDH-IGD | Payant, par fiche | Confirmer unions et parentés avant 1861 |
| 4. Étendre hors périmètre | Drouin / Ancestry | Abonnement | Acadie, après 1861, images d’actes |
Si votre lignée sort du périmètre du PRDH — après 1861, ou du côté acadien —, la collection Drouin prend le relais avec ses registres de 1621 à 1968. Pour arbitrer entre les deux, ou avec Ancestry, voyez notre comparatif PRDH, Drouin ou Ancestry. Et si vous hésitez encore à ouvrir un compte, notre avis détaillé sur le PRDH-IGD pèse le pour et le contre.
Une routine de débutant qui tient dans 100 requêtes
Voici, pas à pas, comment je conseille de dépenser ces 100 premières requêtes sans les brûler. D’abord, lancez la recherche sur votre ancêtre le mieux connu — nom, paroisse approximative, fourchette de dates. La liste s’affiche : elle est gratuite. Lisez-la posément.
Ensuite, n’ouvrez que la fiche qui correspond vraiment. Chaque fiche d’individu du PRDH renvoie déjà aux parents et aux unions : une seule fiche bien choisie vous fait souvent gagner une génération. Notez tout — cote, date, paroisse, noms des parents — pour ne jamais rouvrir deux fois la même fiche. En procédant ainsi, remonter quatre ou cinq générations d’une lignée directe consomme rarement plus de trente à quarante requêtes. Le forfait à 19,99 $ vous laisse alors de la marge pour vérifier les homonymes.
Deux mises en garde honnêtes
Le PRDH vous donne des actes, pas des certitudes clés en main. Une liste de résultats propose des correspondances ; c’est à vous de vérifier que le Brassard baptisé dans telle paroisse est bien votre aïeul, et non un homonyme. Tant qu’un acte ne relie pas explicitement l’enfant à ses parents, vous tenez une hypothèse, pas une filiation prouvée. Consignez la différence dans vos notes : elle vous évitera de bâtir une branche entière sur une confusion. Souvenez-vous aussi que les registres anciens ont parfois disparu — celui de Notre-Dame-de-la-Recouvrance a brûlé le 15 juin 1640 (source : genealogieroy.ca, consulté le 11 juillet 2026) —, si bien que certains maillons resteront à jamais incertains.
Autre mise au point, car la question revient sans cesse : le PRDH ne vend pas d’« armoiries de votre nom ». Il n’en existe pas. Une armoirie se rattache à une famille précise, jamais à un patronyme partagé — deux familles Brassard sans lien de parenté peuvent porter des armes différentes, ou n’en avoir aucune. Porter des armoiries n’a d’ailleurs jamais prouvé la noblesse : villes, corporations et roturiers en arboraient (source : Conseil français d’héraldique ; heraldiste.org, consulté le 11 juillet 2026). Méfiez-vous des sites qui vous vendent le blason « de votre famille » à partir du seul nom.
Une dernière précision d’usage. Il existe une Association des familles Brassard d’Amérique, active et bien distincte de ce site ; nous saluons son travail sans nous en réclamer. Ce que vous lisez ici est le carnet d’un amateur qui cite ses sources, pas la parole d’une association de famille.
Questions fréquentes
Combien coûte vraiment un début au PRDH ?
Le premier forfait est de 19,99 $ CAD pour 100 requêtes, soit 20 ¢ par fiche consultée (source : prdh-igd.com/fr/abonnement, consulté le 11 juillet 2026). Comme la recherche et la liste de résultats sont gratuites, ces 100 requêtes suffisent largement à remonter une lignée directe sur plusieurs générations.
Une recherche qui ne donne rien est-elle facturée ?
Non. La recherche qui mène à la liste de résultats est gratuite ; une requête n'est décomptée qu'au moment où vous ouvrez une fiche pour en lire le détail (source : prdh-igd.com/fr/abonnement, consulté le 11 juillet 2026). Vous pouvez donc interroger la base autant que vous voulez sans dépenser.
Le PRDH remplace-t-il un abonnement Drouin ?
Pas exactement : leurs périmètres diffèrent. Le PRDH relie de façon exhaustive les actes du Québec catholique jusqu'en 1861, tandis que la collection Drouin couvre 1621 à 1968, l'Acadie comprise, sous forme d'images d'actes. Notre comparatif /prdh-vs-drouin-vs-ancestry/ détaille lequel choisir selon votre lignée.
Faut-il un abonnement mensuel pour utiliser le PRDH ?
Non. Le PRDH se paie par blocs de requêtes (100, 500, 1 000, 3 000), et non par abonnement au temps comme Généalogie Québec (Drouin). Vous achetez un crédit de fiches à consulter, ce qui convient bien à une recherche ponctuelle ou intermittente.