Pour la ville et la région de Québec, le point d’entrée le plus direct est la Société de généalogie de Québec, installée au pavillon Louis-Jacques-Casault de l’Université Laval : elle mène des recherches personnalisées à 45 $ l’heure dans les registres de toute la province. Des indépendants et des centres spécialisés la complètent, selon que votre lignée passe par l’île d’Orléans, remonte à la Nouvelle-France ou retraverse l’Atlantique. Voici ce que nous avons repéré, sources à l’appui.
Pourquoi un professionnel pour Québec et sa région
Les fonds d’archives de la région comptent parmi les plus profonds du continent. La base d’actes de baptême, mariage et sépulture que dépouille la SGQ ouvre en 1621 et court jusqu’en 1940, prolongée par les mariages et décès de 1940 à 1997 (sgq.qc.ca, consulté en juillet 2026). S’y ajoutent les greffes de notaires, où dorment contrats de mariage, inventaires après décès et concessions de terres, conservés notamment par BAnQ.
Lire ces documents demande un œil exercé. La graphie du XVIIe siècle, les abréviations des curés et le latin de certains actes relèvent de la paléographie — une compétence que la SGQ propose d’ailleurs parmi ses services. Un chercheur aguerri sait aussi où chercher : quelle paroisse, quel greffe, quelle cote, puis quelles archives départementales françaises quand la piste remonte avant l’embarquement, du Perche à l’Aunis.
Si vous préférez d’abord chercher vous-même, notre guide pour retracer ses ancêtres au Québec pose la méthode pas à pas, et notre mode d’emploi du PRDH présente la base la plus citée pour le Québec ancien.
Les professionnels et services que nous avons repérés
Nous avons consulté le site et l’offre de chacun en juillet 2026. Nous n’avons de lien commercial avec aucun d’eux ; vérifiez les tarifs en vigueur avant d’engager.
Société de généalogie de Québec (SGQ)
Installée au pavillon Louis-Jacques-Casault de l’Université Laval, la SGQ effectue des recherches dans les registres de tout le Québec : actes de baptême, mariage et sépulture de 1621 à 1940, mariages et décès de 1940 à 1997, actes notariés. Elle pratique la paléographie et facture ses recherches personnalisées 45 $ l’heure (sgq.qc.ca).
Fondation François-Lamy — Maison de nos Aïeux
À Sainte-Famille-de-l’Île-d’Orléans, la Maison de nos Aïeux abrite le centre d’histoire et de généalogie de l’île d’Orléans. On y documente les familles fondatrices et les familles souches de l’île, avec une aide à la recherche, un accompagnement pour les arbres généalogiques et un centre de documentation consacré aux racines orléanaises. Un détour qui s’impose si votre filiation transite par l’île (fondationfrancoislamy.com).
The French-Canadian Genealogist (Kim Kujawski)
Généalogiste canadien bilingue, Kim Kujawski travaille à distance sur tout le Québec, dont la ville et la région de Québec. Il remonte les lignées canadiennes-françaises jusqu’au premier ancêtre arrivé en Nouvelle-France, documente les Filles du Roi et traduit les documents rédigés en français et en latin. Membre de l’APG, il facture à l’heure et applique le Genealogical Proof Standard (tfcg.ca).
HISTOQUEST (Denyse Beaugrand-Champagne)
Historienne, généalogiste et archiviste établie à Montréal, Denyse Beaugrand-Champagne a fondé HISTOQUEST en 1997 et mène ses recherches dans les archives de tout le Québec. Sa marque : les sources peu connues — archives judiciaires, enquêtes de coroners, testaments olographes, tutelles. Elle a été la généalogiste des émissions « Qui êtes-vous? » et « Who Do You Think You Are? » (histoquest.ca).
Charter Oak Genealogy
Établi au Connecticut, ce service de recherche se consacre aux familles du Québec francophone, catholiques comme protestantes, de la Nouvelle-France au début du régime britannique. Il travaille à distance, traduit les documents généalogiques du français vers l’anglais et suit les migrations entre le Québec et les États-Unis — précieux si une branche de votre famille a filé vers la Nouvelle-Angleterre (charteroakgenealogy.com).
KLR Généalogistes Associés
Cabinet membre du réseau CGPro installé à Mutzig, près de Strasbourg, KLR inclut le Canada dans sa zone d’intervention et s’adresse notamment aux descendants qui veulent retrouver leurs origines françaises ou alsaciennes. Au programme : généalogie familiale et situations complexes, recherches notariales et foncières, paléographie allemande, alsacienne et latine, et voyages généalogiques « sur les traces de vos ancêtres » (klrga.com).
Combien ça coûte, à quoi s’attendre
Un repère public existe : la SGQ facture 45 $ CA l’heure pour une recherche personnalisée (page « Recherche », consultée en juillet 2026). Les indépendants facturent le plus souvent à l’heure eux aussi, sur devis, à des tarifs variables selon l’expérience et la difficulté du dossier. Définissez un périmètre étroit — une lignée, un acte manquant, un couple à documenter — plutôt qu’un « arbre complet » : la facture suit le nombre d’heures.
Attendez-vous à recevoir un rapport sourcé, où chaque filiation s’appuie sur un acte cité, cote à l’appui. Un professionnel sérieux nomme aussi ce qu’il n’a pas trouvé. Pour les questions à poser, les pièges à éviter et le déroulement type d’un mandat, consultez notre guide engager un généalogiste.
Questions fréquentes
Faut-il vivre à Québec pour faire appel à ces services ?
Non. La Société de généalogie de Québec traite des demandes de recherche sans que vous ayez à vous déplacer (45 $ l'heure, tarif consulté en juillet 2026), et des indépendants comme The French-Canadian Genealogist ou HISTOQUEST travaillent entièrement à distance, dans les registres numérisés et les dépôts d'archives québécois. Vous recevez un rapport sourcé par courriel.
Combien coûte une recherche généalogique dans la région de Québec ?
Le repère public le plus clair est le tarif de la SGQ : 45 $ CA l'heure pour une recherche personnalisée. Les indépendants facturent généralement à l'heure, sur devis ; le total dépend de l'objectif fixé, de l'état des registres et de la difficulté du dossier. Une question précise coûte toujours moins cher qu'une demande d'« arbre complet ».
Mon ancêtre vient de France : qui peut m'aider à remonter avant son arrivée ?
Avant l'embarquement pour la Nouvelle-France, les actes se trouvent dans les archives départementales françaises. Deux pistes complémentaires : Kim Kujawski remonte les lignées jusqu'au premier ancêtre débarqué, et un cabinet français comme KLR Généalogistes Associés poursuit la recherche dans les registres de l'ancienne France. Le Fichier Origine, consultable gratuitement, indique souvent la paroisse de départ.