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Comparatif des logiciels de généalogie (Heredis, Gramps, en ligne…)

Comparatif des logiciels de généalogie (Heredis, Gramps, en ligne…)

En juillet 2026, la recherche généalogique francophone se répartit entre deux logiciels de bureau — Heredis (payant, très répandu en France) et Gramps (libre, gratuit, open source) — et quatre plateformes en ligne : Geneanet, MyHeritage, Filae et FamilySearch (gratuit). Aucun ne fait la recherche à votre place : ils rangent, relient et affichent ce que vous, vous irez chercher dans les registres.

Je ne suis pas éditeur de logiciel ni testeur professionnel. Je remonte mon propre arbre depuis une quinzaine d’années, et j’ai fini par utiliser presque tous ces outils, souvent en parallèle. Voici comment je les range. Le bon choix dépend moins du produit que de votre façon de travailler.

Deux familles d’outils, deux logiques

Avant de comparer des noms, il faut séparer deux catégories qu’on confond sans arrêt. Le repère de base, tiré de ma synthèse des sites éditeurs (juillet 2026, consultée le 11 juillet 2026 ; versions et prix à revérifier) : côté bureau, Heredis (populaire en France) et Gramps (libre/gratuit, open source) ; en ligne, Geneanet, MyHeritage, Filae et FamilySearch (gratuit). Source : synthèse maison des sites éditeurs. Ces prix et versions bougent vite ; vérifiez-les avant tout achat.

Le logiciel de bureau : votre arbre vous appartient

Un logiciel comme Heredis ou Gramps s’installe sur votre ordinateur. Le fichier de votre arbre — vos actes, vos notes, vos sources — reste chez vous. Vous ne dépendez d’aucun abonnement pour l’ouvrir dans dix ans. C’est l’outil du rangement : saisir proprement chaque filiation, attacher la cote d’un acte, noter d’où vient chaque date. Les deux exportent au format GEDCOM, le fichier-texte standard qui permet de passer d’un logiciel à l’autre sans tout ressaisir.

La plateforme en ligne : la recherche là où sont les archives

Geneanet, MyHeritage, Filae et FamilySearch travaillent dans le navigateur. Leur force n’est pas le rangement mais l’accès : des millions d’actes indexés, des arbres partagés par d’autres chercheurs, des suggestions automatiques (« indices ») qui rapprochent votre aïeul d’un document. On y trouve aussi ce que la seule saisie ne donne pas : les recoupements entre familles. Le revers, c’est la dépendance : votre travail vit sur un serveur tiers, et une part des fonctions passe derrière un abonnement.

Certains liens peuvent nous rémunérer sans surcoût pour vous ; cela ne change pas notre avis.

Le comparatif, d’un coup d’œil

Outil Type Prix indicatif (juillet 2026) ⟳ Fort pour À savoir
Heredis Bureau (Windows/Mac/mobile) Payant, licence à l’achat ⟳ Saisie confortable, cartes, éditions imprimables Très répandu en France ; tarif à revérifier chez l’éditeur
Gramps Bureau (libre, open source) Gratuit Contrôle total du fichier, GEDCOM, zéro abonnement Interface plus austère ; soutenu par une communauté bénévole
Geneanet En ligne Gratuit + Premium payant ⟳ Arbres collaboratifs, très fort sur la France Une partie des relevés est derrière l’abonnement
MyHeritage En ligne Gratuit + abonnement ; ADN ⟳ Base internationale, indices auto, test ADN Correspondances complètes derrière abonnement
Filae En ligne Gratuit + payant ⟳ État civil français indexé Recentré sur la France ; utile en complément
FamilySearch En ligne Gratuit Registres numérisés mondiaux, arbre unique partagé Tenu par l’Église LDS ; l’arbre est collaboratif et unique

Les lignes marquées ⟳ sont mouvantes : promotions, changements de version, offres saisonnières. Prenez ce tableau comme une carte, pas comme un bon de commande.

Heredis ou Gramps : le duel de bureau

Ces deux-là répondent à la même question — où ranger mon arbre ? — avec deux tempéraments. Heredis mise sur le confort : la saisie va vite, les cartes et les documents à imprimer sont soignés, et c’est l’outil qu’on croise le plus souvent dans les cercles de généalogie français. On paie pour ce confort.

Gramps est l’inverse assumé : gratuit, libre, open source, développé par des bénévoles. L’interface demande un temps d’adaptation, mais rien ne vous enferme. Votre fichier reste lisible, exportable, indépendant de la survie d’une entreprise. Pour qui veut garder la main sur trente ans de recherche, c’est un argument sérieux. Mon conseil : commencez par Gramps si le budget compte, passez à Heredis si le confort de saisie vous fait gagner des soirées.

Les plateformes en ligne : à quoi sert chacune

Geneanet brille sur la France et sur le collaboratif : d’autres chercheurs ont souvent déjà remonté une branche que vous croisez. MyHeritage vise l’international et ajoute les tests ADN — pratique si votre famille a essaimé hors de France. Filae s’est concentré sur l’état civil français indexé, utile en appoint. FamilySearch, enfin, est gratuit et propose des registres numérisés du monde entier autour d’un arbre unique partagé : n’importe qui peut modifier une fiche, ce qui est à la fois sa richesse et son risque.

Ma pratique : je cherche en ligne, mais je range hors ligne. Une plateforme me met sur la piste d’un acte ; je vérifie l’acte à la source, puis je le consigne dans mon logiciel de bureau avec sa cote. La question du gratuit contre le payant mérite d’ailleurs son propre examen — je l’ai détaillée dans sources gratuites contre sources payantes.

Une méthode, pas un abonnement

Un logiciel ne remplace pas la recherche : il l’organise. Le meilleur outil du monde n’inventera pas une filiation absente des registres. Distinguez toujours l’hypothèse (« ce Jean-Baptiste est probablement le fils de… ») du fait attesté par un acte daté. Un bon logiciel vous aide justement à noter cette différence, source par source.

Ce qu’aucun logiciel ne vous donnera : « les armoiries de votre nom »

Attention à un piège récurrent, parfois greffé sur ces services : les « armoiries de votre nom de famille » vendues au patronyme. C’est une confusion à écarter. Les armoiries se rattachent à une famille précise, jamais à un nom partagé : deux familles homonymes sans lien peuvent avoir des armes différentes, ou aucune. Avoir des armoiries n’a d’ailleurs jamais prouvé la noblesse — villes, corporations et roturiers en portaient (source : Conseil français d’héraldique ; heraldiste.org). Un logiciel range votre arbre ; il ne « trouve » pas un blason au bout d’un patronyme.

Et pour une lignée québécoise ?

Ces outils généralistes rangent très bien un arbre, mais l’essentiel des actes du Québec ancien vit ailleurs : dans la collection Drouin, le PRDH et les registres numérisés de BAnQ. J’ai comparé ces bases dédiées dans mon avis sur la généalogie québécoise et Drouin, et détaillé la marche à suivre concrète dans retracer ses ancêtres au Québec. En clair : servez-vous d’Heredis ou de Gramps pour ranger, et des bases québécoises pour trouver.

Un dernier mot de prudence, parce qu’on me pose souvent la question. Je documente le cas de la famille souche Brassard d’Amérique par intérêt personnel et à partir de sources publiques ; je ne parle ni au nom de l’Association des familles Brassard d’Amérique, ni au nom de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie. Ces organismes ont leurs propres publications, que je ne reproduis pas.

Foire aux questions

Les réponses ci-dessous reprennent les questions qu’on m’adresse le plus souvent avant de choisir un premier outil.

Questions fréquentes

Faut-il payer pour commencer sa généalogie ?

Non. Côté bureau, Gramps est libre et gratuit ; en ligne, FamilySearch est gratuit, et pour une lignée québécoise BAnQ offre les registres numérisés sans frais. On peut donc débuter sérieusement à budget zéro et n'ouvrir un abonnement payant que si une base précise vous manque. Le détail du gratuit contre le payant est traité dans /sources-gratuites-vs-payantes/.

Un logiciel peut-il me donner les armoiries de ma famille ?

Non. Aucun logiciel ne « trouve » des armoiries à partir d'un patronyme, et un service qui le prétend vend une illusion. Les armoiries se rattachent à une famille précise, pas à un nom partagé ; elles sont personnelles ou familiales et n'ont jamais prouvé la noblesse (source : Conseil français d'héraldique ; heraldiste.org). Un logiciel range votre arbre, il ne fabrique pas un blason.

Puis-je passer d'un logiciel à un autre sans tout ressaisir ?

Oui, grâce au format GEDCOM, le fichier-texte standard que Heredis, Gramps et la plupart des plateformes savent importer et exporter. Faites toujours un export GEDCOM de sauvegarde avant de changer d'outil : c'est votre filet de sécurité si un transfert se passe mal.

Ces outils suffisent-ils pour remonter une lignée du Québec ancien ?

Ils suffisent pour ranger votre arbre, mais pas pour trouver les actes : l'état civil du Québec ancien est surtout dans la collection Drouin, le PRDH et les registres numérisés de BAnQ. Utilisez un logiciel généraliste pour organiser, et ces bases dédiées pour chercher. Voir /avis-genealogie-quebec-drouin/ et /retracer-ses-ancetres-quebec/.

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